Jésus : seul chemin qui mène à Dieu ou grand homme ?


Avec aplomb, Jésus affirmait à ses contemporains : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Evangile de Jean 14 : 6). Aujourd'hui, comment une telle assertion serait-elle reçue ?

Nos esprits modernes sont mal à l'aise avec l'idée qu'il y aurait une voie unique pour trouver Dieu. Il est à la mode de penser que chacun peut trouver Dieu par ses propres moyens. Ou même encore (ce qui souvent revient au même) : chacun est libre de se faire son propre dieu Des convictions bien ancrées paraissent de nos jours "fanatiques", "fondamentalistes". Elles font peur, car l'intolérance et l'intégrisme viennent des individus qui veulent imposer par la force leurs idées aux autres.

Cependant, nous en arrivons à une sorte de paradoxe : il est parfois considéré comme intolérant d'avoir une conviction ! N'est-ce pas alors manifester soi-même de l'intolérance que de ne pas permettre de pensée différente ?

Tout le monde a des convictions et c'est souhaitable. C'est ce qui nous fait avancer dans la vie, progresser dans la société. Nous ne pouvons vivre dans un flou permanent, sans attachement à des valeurs, sans croire à quelque chose (à la vie, au bonheur, à la réussite, en soi, à un dieu...). Et avoir une conviction ne veut pas dire que nous allons forcer les autres à y adhérer, par tous les moyens (force, pression psychique, argent...).

Jésus était de ce type de personnage, à être sûr de ce qu'il croyait et avançait. Beaucoup de gens ne voient en lui qu'un grand homme. Un sondage montre que pour la majorité d'entre nous, le Christ était un homme "bien", dont le message était : "aimez-vous les uns les autres". Mais peu savent qu'il ne se posait pas en tant que doux rêveur, ou comme un philosophe éclairé de son temps. Très peu connaissent en réalité ce qu'il a dit sur lui-même.

Jésus-Christ a affirmé haut et fort qu'il n'y avait qu'un seul moyen de connaître Dieu. Nous pouvons tous croire en l'existence de Dieu, de multiples manières. Mais pour le connaître, savoir qui il est vraiment, entendre sa voix, recevoir son amour et expérimenter sa présence, la Bible nous dit qu'il n'y a pas même deux chemins possibles. Le plus déroutant et le plus fort dans les déclarations de l'Evangile, c'est que Jésus dit être en sa personne le chemin qui mène à Dieu. Plusieurs avant lui ou après lui ont certifié avoir reçu une révélation concernant la voie de la Vérité. Ils invitaient les hommes à les suivre sur ce chemin. Lui a dit qu'il était la Vérité et qu'il fallait venir à lui pour appréhender la lumière. Tous les hommes désirent le bonheur, la vraie Vie, y compris les fondateurs des autres religions (établissant en cela leur appartenance à une humanité limitée). Mais Jésus-Christ dit qu'il est la Vie.

Ces affirmations sont fortes ! Elles défient la raison.


Que peut-on en penser ?

Jésus était-il un menteur ? Généralement, lorsque nous mentons, c'est que nous tirons avantage du méfait. Quelqu'un pourra mentir pour défendre ses propres intérêts au détriment d'autrui mais, face à la mort, les menteurs se renient la plupart du temps. Rien de tout cela n'est vrai en ce qui concerne le Christ. Son altruisme est attesté par l'histoire. Il n'a pas cherché à tirer profit de son enseignement. Il n'a pas fondé un parti ou une nouvelle religion. Son supplice n'a rien changé non plus à ses dires, ni d'ailleurs à ceux des premiers chrétiens après lui, qui eux aussi étaient prêts à endurer la mort sans renier leurs convictions.

Serait-ce alors un fou, un mystique aliéné, persuadé de la réalité de ses visions ? Le Christ montre tout le contraire : humilité, équilibre, amour mais aussi réalisme face à ses détracteurs. Il est venu pour servir et se donner, ce qui n'est pas la marque d'un mégalomane.


Alors, que veulent dire ses paroles ?

Tout simplement que quelque chose d'incroyable s'est passé un jour, dans notre Histoire : Dieu s'est fait homme. Dieu s'est incarné et s'est manifesté à notre humanité, se révélant à nous et nous invitant à une relation d'amour avec lui, par le chemin de la foi et de la repentance. Foi, parce qu'il faut de la confiance pour lui donner nos vies ; repentance, parce qu'il faut désirer changer notre manière de vivre (centrée sur nous-mêmes) et s'engager à oeuvrer pour le bien autour de nous.

C'est cela la signification des dires de Jésus : "je suis le chemin qui va au Père, parce que Je suis le Père". Cest ce qu'il a proclamé à d'autres moments (Evangile de Jean 10 : 30) et c'est bien ce que ses contemporains avaient compris.

Mais Jésus n'annonce pas cela sans se rendre compte de l'extravagance de ce qu'il avance. Il comprend l'interrogation et le doute qu'une telle parole puisse provoquer chez ses auditeurs. "Si c'est moi qui rends témoignage de moi-même, dit-il, mon témoignage n'est pas vrai" (Evangile de Jean 5 : 31). Autrement dit, si Jésus s'était tenu à ces seuls propos, nous aurions toute raison de ne pas le croire. Mais, poursuit-il, j'avance les preuves de ma divinité, afin que vous constatiez par vous-mêmes que ce que je dis est vrai (versets 32 à 40). Ces preuves sont en particulier ses miracles (qui manifestent son amour pour les hommes et sa toute puissance par rapport aux lois de la nature) et les prophéties de l'Ancien Testament, qui prédisaient sa venue. Aujourd'hui, nous pouvons encore lire ces prophéties et vérifier par nous-mêmes ce qu'il en est (Prophéties concernant Jésus). Il est également une autre preuve qu'il a donnée "a posteriori" : c'est sa résurrection. Jésus est mort, mais il est aussi revenu à la vie, se montrant aux gens pendant plus de 40 jours après son décès. N'est-il pas de la sorte celui qui a la vie en lui-même, Dieu fait homme ?

C'est pourquoi il se permettait d'affirmer ce qu'il disait. C'est pourquoi il était si catégorique sur le fait qu'il n'y a qu'un seul chemin pour aller à Dieu : lui. Alors, pouvons-nous simplement le considérer comme quelqu'un de bien ?

Un écrivain très célèbre aux Etats-Unis, C.S. LEWIS, a écrit : "un homme qui était seulement un homme et qui a dit les choses que Jésus-Christ a dites, ne serait pas un grand professeur de morale. Ou il était et est toujours le Fils de Dieu, ou il était pire que fou. Vous pouvez le repousser en tant que démon ou tomber à ses pieds et l'appeler Seigneur et Dieu. Mais ne soyez pas condescendant en l'appelant grand homme. Il ne nous a pas laissé cette alternative".

Jésus demandait à tout son entourage soit de le rejeter, soit de l'accepter pour ce qu'il disait être. Il était radical sur ce point. S'il est Dieu, alors nous devons nous aussi examiner ce qu'il a dit, fait et vécu et nous positionner par rapport à lui. (pour en savoir plus sur sa vie : Le christianisme)


T.G.


Texte tiré du site "atoi2voir" avec autorisation.
© atoi2voir, www.atoi2voir.com



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